Présentation.

Présentation.
Qui n'a jamais inventé de monde fantastique pour échapper à la réalité ? Pour satisfaire cette envie de voyage et d'ailleurs ? Un lieu fantastique, où tout obéit à nos lois et nos désirs... Peuplé des créatures de nos esprits créatifs... Il est souvent un monde de rève, où tous nos souhaits sont réalisés. C'est un lieu parfait. Mon monde, lui, est loin d'être un rève. C'est un cauchemard où j'enferme toutes mes peurs, mes peines, mes larmes, mes côtés les plus noir.

Vous voulez entrer ? Pas de problèmes... Mais je préfère vous prévenir... Dans mon monde, les petites filles déguisées en princesses attendent une voiture sur le bord de la route, leur robe aux mille couleurs tachée du sang qui a coulé sur le long couteau de cuisine qu'elles tiennent caché dans leur dos. Les enfants passent leurs nuits prostrés au fond de pièces sombres, où le silence est rompu par leurs sanglots répétés. Les adultes sombrent dans l'alcool et la drogue. Les vieux meurent, oubliés de leurs proches, dans des hôpitaux trop blancs. Mort industrielle, régularisée. Enterrements sans personne pour pleurer le défunt. Corps enterrés à la va-vite.

Dans mon monde, les jeunes se rackettent, se frappent. Les enfants se lapident à l'aide de grosses pierres rougies par le sang abondament versé. Les corps sans vie jonchent les cours de récréation. On peut voir des petites filles recouvertes de liquide vermeil jouer avec de vieilles poupées auxquelles il manque un oeil ou dont les cheveux sont rendus poisseux par le sang coagulé...

Dans mon monde, les adolescent, le soir venu, sortent leurs couteaux, leurs compas, leurs cutters, et se mettent à entailler leur peau lacérée. Les larmes coulent avec le sang. Les parents battent leurs enfants, les tuent des fois. Le viol est monnaie courante. On se prostitue dès dix ans pour espérer gagner un peu d'argent. On tue pour une bouchée de pain.

Dans mon monde, la déprime reigne sans partage sur les pauvres esprits des être humains...

Dans mon monde, les forêts sont le repaire de mille et une créature démoniaque. On voit leurs yeux briller de rage lorsque la nuit vient. On entends des cris de douleur et d'agonie s'élever vers les étoiles sourdes aux lamentations humaines. La Lune ne brille que pour les fous et le Soleil est toujours caché par de sombres nuages. La pluie tombe pour se méler au sang et à la terre pour engloutir les espoirs des hommes dans un torrent de boue rouge.

Dans mon monde, les océans crachent des corps mutilés sur les plages envahies de débris divers : des anciens bâteaux, des cadavres en décomposition, et parfois une écume rougie du sang des hommes se dépose sur les rochers et les plages de sable noir.

Dans mon monde, les maisons sont laissées à l'abandon, il ne reste souvent que des ruines envahies par l'herbe morte. Les routes sont fissurées, les chemins de terre bordés de croix où sont accrochés des hommes et des femmes, pour des raisons quelconques, attaqués sans cesse par les corbeaux et les vautours. Un tel a eu l'oeil arraché, un autre n'a plus de main...

Maintenant que vous savez ça, êtes vous sûrs de vouloir entrer ?


Bon, apparement vous êtes toujours là... Bienvenue en mon domaine, où reigne ma douleur et mes peurs. Vous trouverez ici tous mes textes, reflétant plus ou moins (surtout plus) mes peurs, mes douleurs, et mes peines. Bonne visite...

Si ce monde ne vous convient pas, laissez-moi vous en proposer un autre, celle d'une amie : http://siana-snelinoce.webnode.com/

Avant j'aimerai encore insister sur ce fait : tous ces textes sont de moi, donc s'il vous plait, respectez mon travail et ne copiez pas mes textes...


Sommaire :

Page 1 :
- Présentation.
- Suicide par amour.
- Les vieilles blessures, ou scarification.
- Changement, amis et Amis.
- Entre la vie et la mort : la déprime...

Page 2 :
- Histoire d'inspiration...
- Le pouvoir des mots.
- La guerre.
- L'eau.
- La mort dans l'amour.

Page 3 :
- Abandonnée à moi même...
- Souvenir.
- Peur.
- Dilemme.
- Suicide d'un vampire.

Page 4 :
- Seule...
- Vampire.
- Petite fille.
- Poupée de porcelaine.
- Run for your love.

Page 5 :
- Retour en enfance.
- Alex.
- Suicide.
- L'extincteur.
- La sonnette.

Page 6 :
- Il fait beau...
- La guitare.
- Ploc... Ploc... Ploc...
- L'amitié.
- Le deuil.

Page 7 :
- Les montagnes.
- Douce lueur...
- Ce n'est qu'une chanson.
- Je tombe, je tombe...
- Ce n'était qu'une idée...

Page 8 :
- Chute... ou Souvenirs de bord de mer...
- Le stylo.
- La porte.
- Le couteau.
- Juste un sourire...

Page 9 :
- Souvenirs d'un astre.

# Enviado el domingo 10 de agosto de 2008 11:38

Modificado el martes 04 de agosto de 2009 08:47

Suicide par amour.

Suicide par amour.
Texte écrit en janvier 2008.



Suicide par amour.


Je te regardais souvent tu sais... J'adorais te regarder... Tu es si beau... Je t'aimais tu sais... Je t'aimais tant... Et toi tu t'en foutais... Tu n'as pas vu mes larmes couler... Tu n'as pas vu ces larmes qui avaient coulé... Ces larmes que tu avais fait couler... Tu n'as pas remarqué la lueur d'espoir, la seule qui me restait, s'éteindre au fur et à mesure de tes paroles... Tu n'as pas vu le désespoir m'envahir... Ou alors tu t'en foutais... Si tu avais ne serais-ce qu'entre aperçu ma douleur, je ne serai peut être pas ici...

Est-ce que tu arriveras ? Le temps passe si vite... On naît, on prends son temps et on se rend compte trop tard que le temps a passé, que l'on a pas profité... C'est si court la vie... Si court... Je te vois qui arrive... Finalement tu es venu... Au moins tu seras là... Tu t'avances vers moi... Tu me lances un "Salut !" auquel je réponds aussitôt... Tu me fais la bise. Ta peau est si douce... Quelque part, une église sonne midi... Tu me demandes "Pourquoi on est ici ?" Ta vois est si belle... Je lance un petit "Attends... C'est bientôt..." Tu me regardes bizarrement... "Qu'est-ce qui es bientôt ?" "Tu verras..." Un autre regard étrange... Quelques minutes passent...

Je lance "C'est gentil d'être venu...
- De rien, mais j'aimerais savoir se qu'on fout là...
- Tu le sauras bientôt...
- ...
- Il fait beau... Un beau jour pour...
- Pour quoi ?
- Non rien..."

Le train arrive... C'est l'heure... Je franchis la barrière de sécurité. Tu me regardes, étonné. Je te regarde. Je te souris, ferme les yeux et me laisse tomber. J'entends un "Non !" Puis une main me rattrape... La tienne... J'ouvre les yeux. Est-ce des larmes qui coulent de tes yeux ? Tu me soulèves et me ramène au sol. "Non, s'il te plait." Je te regarde et murmure "Désolé... Plus rien ne me raccroche à la vie..." Tu me serres la main plus fort, je me dégage. Je te regarde, te souris et murmure un dernier "Je t'aime..." Une chute, un cri, le dur contact du sol, et ta voix qui résonne dans ma tête... Tu cries quelque chose, mais je ne peux plus t'entendre désormais...

Faits divers : "Une jeune fille s'est suicidée, hier dans les alentours de midi. On ignore encore ce qui l'a poussé à l'acte."

# Enviado el domingo 10 de agosto de 2008 11:57

Modificado el lunes 29 de diciembre de 2008 05:13

Les vieilles blessures, ou scarification.

Les vieilles blessures, ou scarification.
Texte écrit en juin 2008.



Les vieilles blessures, ou scarification.


Les vieilles blessures que l'on croyait cicatrisées refont surface après tant de temps de silence. Les vieilles peurs reviennent et l'on se retrouve à se terrer seule au fond d'un coin sombre avec une bougie comme seule lumière. Alors tous les objets prennent un sens particulier. Tout nous atteint d'une manière nouvelle. On se découvre des nouvelles facettes. De la musique brutale nous apparaît comme une bouée de sauvetage et la lame appuyée sur la peau comme une délivrance.

Dès lors cela devient un réflexe. Au lieu d'affronter, on préfère soulager. On retranscrit les blessures de l'esprit sur le corps. On exorcise à l'aide de cette lame, désormais véritable amie, toutes nos peines, toutes nos douleurs morales. On se défoule sur notre corps, obligé de subir ces entailles répétées. Et on cache. Oui, surtout on cache. Il ne faudrait pas que quelqu'un découvre que quelque chose ne va pas. Il ne faudrait pas qu'on sache qu'on a des problèmes.

Et toujours cette lame... Si aimée et si détestée en même temps... Cela devient comme une drogue. Au moindre problème, une entaille. Oui, mais cela ne résout rien. Mais cela soulage tant... Et l'on ne peut s'arrêter. On ne connait plus d'autre moyen d'oublier un instant ses problèmes. Car en effet, quand la lame entaille la peau et entre dans la chair pour la taillader, on ne pense plus qu'à la douleur. Oubliée la mauvaise note, oubliée la dispute avec ses parents, oubliée la baston, oubliées les insultes, les moqueries, les regards des bourreaux. Pendant ces quelques instants, on ne pense plus à tout ça.

Mais je vais vous dire une chose. Les vieilles blessures ne cicatrisent jamais vraiment.

# Enviado el domingo 10 de agosto de 2008 12:01

Modificado el jueves 11 de diciembre de 2008 02:13

Changement, amis et Amis.

Changement, amis et Amis.
Texte écrit en avril 2008.



Changement, amis et Amis.


Tout est si différent en ce moment... Je porte un regard neuf sur les choses et sur les gens. Tout m'apparaît plus clairement, à moins que ce ne soit une déformation de ma vision ? Je ne sais plus quoi penser... Pourquoi ce soudain changement ? Au fond je dois avoir beaucoup changé... Ou alors mon entourage a changé... Peut être même est-ce les deux... Le retour d'un ami disparu, l'arrivée de tous ces éléments... Mais au fond, je le sais, c'est moi qui ai changé. A la suite d'un long combat acharné avec la fille que j'étais, ou en tout cas avec ses mauvais côtés, j'ai changé.

Suis-je devenue plus ouverte ? Sûrement. Je fais des choses, aussi bien en mal qu'en bien, que je n'aurais jamais faite avant. Il m'arrive des choses dont la seule existence tenait pour moi de la légende. Cela a été un grand pas... En avant j'espère. Mais malgré tout, une part d'ombre reste. Une partie obscure qui refuse de partir et qui me hante, le soir, quand je suis seule dans ma chambre. La déprime reste.

Mais heureusement, il existe des gens sur qui je peux compter. Des gens qui tiennent à moi. Des gens qui comptent pour moi. Des gens à qui je dois une partie de ma vie. Ces gens qui m'ont supporté quand ça n'allait pas, des gens qui étaient là pour partager aussi bien mes peines que mes joies, des gens avec qui je délirais, des gens pour qui j'étais là et qui étais là. Simplement des amis. Pour eux je pourrais endurer mille souffrances pour soulager une des leurs. Je pourrais passer tout mon temps avec eux si cela pouvait les aider.

Il y a aussi les Amis, ceux pour qui je pourrai mourir, ceux sans qui la vie ne vaut plus rien. Ceux qui nous donnent le courage d'avancer, de se relever quand on tombe et pour qui on sacrifierait sa vie pour sauver la leur. Ceux qu'on ne peut qu'admirer. Ceux devant qui on n'a pas honte de pleurer. Ceux à qui on peut absolument tout confier sans crainte d'être jugé. Ils sont rares, mais existent. Et je souhaite à tout le monde d'en trouver un. Mais encore mieux, de devenir un Ami pour quelqu'un. A quoi sert l'amour, sentiment éphémère qui peut se transformer en haine du jour au lendemain, quand on peut avoir un véritable Ami ?

# Enviado el domingo 10 de agosto de 2008 12:05

Modificado el jueves 11 de diciembre de 2008 02:14

Entre la vie et la mort : la déprime...

Entre la vie et la mort : la déprime...
Texte écrit en mars 2008.



Entre la vie et la mort : la déprime...


Ils ne comprennent pas... Ils n'ont jamais compris... Et apparemment ils ne comprendront jamais... Ils n'ont pas compris que j'ai grandi. Ils n'ont pas compris que j'ai changé. Ils ne comprennent pas que mes amis comptent énormément à mes yeux. Ils n'ont pas compris que j'ai besoin de plus de liberté.

Si j'ai besoin de parler à un ami, pourquoi m'en empêchent-ils ? Si je ressens le besoin d'aider mes amis, d'être là pour leur remonter le moral, quel intérêt ont-ils à m'en empêcher ? Si un ami est déprimé, on doit l'aider, non ? C'est un devoir que l'on remplit de bon coeur. C'est montrer à l'autre qu'il ou elle peut compter sur nous. C'est montrer quelle importance cette personne a à nos yeux. Pourquoi alors m'empêchent-ils d'accomplir mon devoir d'amie ? Qu'est-ce que cela change que je reste quelques minutes de plus sur mon ordinateur, à réconforter un ami, quand on sait que je ne dormirai quasiment pas de la nuit ? Qu'est-ce que cela leur rapporte de me priver ainsi d'assouvir ce besoin de parler aux autres ?

Moi qui restais toujours seule, sans véritables amis, toujours ailleurs, dans un monde rêvé où l'on m'acceptais telle que je suis, je me suis ouverte et je commence à vraiment me lier d'amitié avec des personnes. Et au moment où je commence enfin à m'intégrer, à nager avec les autres dans cet océan qu'est la vie, voilà qu'ils me coupent les bras et me brisent les jambes. Ils m'attachent des poids et je coule. Je tombe à pic. Je me noie. Mais je ne meure pas cependant. Je reste dans un état entre la vie et la mort, appelé déprime.

Je reste dans l'obscurité, ni dans les abymes, ni au soleil. La seule lumière qui me montre la voie vers le soleil, ce sont mes amis, et plus particulièrement toi, mon Ami. Et cette lumière, ils la cachent. Ils me bandent les yeux afin que je ne le voie plus, cet éclat qui me guide. Je reste donc là, sans bouger. Je m'assoie et j'attends. Je ne veux risquer de tomber dans le gouffre près de moi. Aveugle, si je fais un pas de travers je tombe, pour ne jamais me relever.

Je suis au pied du mur et je ne peux plus faire marche arrière. Je dois passer. J'escalade. Mais je peux à tout instant tomber et me briser la nuque. Mes amis sont les prises qui m'aident à grimper. Mon Ami est la corde qui me rattache au mur. Sauf que cette corde, ils la scient, mais elle reste avec moi pour m'aider. Sans s'en rendre compte, ils sont en train de jouer avec ma vie. En essayant de m'aider, de me faire avancer et de me protéger, ils font en réalité le contraire.

Je ne leur en veux pas, je les aime quand même. Et puis de quel droit puis-je les juger ? C'est vrai, je ne suis qu'une enfant... Je n'ai que seize ans... Et ils sont adultes... Et ce sont mes parents...

# Enviado el domingo 10 de agosto de 2008 12:09

Modificado el jueves 11 de diciembre de 2008 02:16